04 juillet 2006

Pourquoi

Il y a des mots, il y a des morts.
Mein kampf.

Dans la cave d’une amie j’ai trouvé le livre.

Dans la pénombre j’ai lu les mots, j’ai vu les morts.

J’ai voulu brûler le livre, mais je ne l’ai pas fait. Car ceux qui brûlent les livres, brûlent aussi les corps.

Quel était donc ce combat qu’il a mené contre des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards qui lui ressemblaient, qui étaient des frères de sang.

Contre des trisomiques, homosexuels, Juifs,  Tziganes,  Slaves,  communistes, qu’il anéantit par le feu et le gaz.

Je suis partie dans les salles de douches pour me recueillir, à Dachau.

Les pommeaux étaient fixés au plafond, mais l’eau ne coulait pas. Il y avait le gaz. Il y avait les cris. Il y avait les corps sans vie.

J’ai pleuré.

J’ai voulu repousser les murs qui les ont enfermés. Je suis devenue asthmatique et claustrophobe pour ne jamais oublier

Je pense encore aux morts qui étaient dans les mots.

Les mots se mélangent souvent dans les mêmes livres, dans les même bouches : le bien, le mal.
Les nouvelles du monde sont encore pleines de foules hurlantes.
Tant de haine, tant de promesses.

Je peins pour effacer les mots, les remplacer par d’autres.

Je reprends le livre. Je donne les pages à des amis, à des inconnus : changez le, détournez le, seulement les phrases, le sens. Que les mots de haine se transforment en mots d’amour.

Que les couleurs de la mort deviennent celles de la vie.

Car nous aimons la vie bien plus qu’il n’aimait la mort.

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  POURQUOI,                                     

-Un jour, j’ai décidé de tout dire, plus de barrières, 

juste des vérités sur les atrocités imposées par une seule volonté.

Comment faire ? Si ce n’est qu’à travers ces mots ces cris.

Je vous livre mes prières, implorant les ténèbres de l’oubli.

Cherchant l’espoir de ne plus le revoir.
Ne trouvant personne à qui livrer mon désarroi.
Qui à part lui ?
Qui à cause de lui ?

Me fit sortir de mon lit

Pour le mal qu’il commis.

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-Des âmes aux flammes

Des enfants hurlent

Des femmes pleurent

Des êtres meurtris

A l’aube de leur vie

Des familles déchirées

Massacrées par le sacre

D’un dictateur sans cœur

Sans douleur dans l’horreur

Des atrocités de la torture

Qu’un seul homme met en œuvre

Pour exterminer sans traces

Les différences de races

De couleur à  jamais envolés

En fumée.

                                                 _____________________________

Ces pleurs qui se meurent

Evanouis dans le lit de la stupeur

Tel un leurre

Perdu dans le désespoir de l’enfer

Vécu dans cette bataille, nu

Face au seuil du précipice.
L’autre se vautre, se réjouit

D’une telle nuit, d’un tel massacre

Orchestré par lui.

                                                   ________________________________

Arriverai-je à faire renaître ces âmes ?
A exorciser cette cruauté qui a engendrée

L’effroi, la stupeur, la terreur subis par

Ceux qui ont péri dans la nuit infinie

Nus, gisants, défais de tous leurs rêves

Loin des leurs, s’envolant en fumée

Pour l’éternité.

Posté par combatlinda à 21:27 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Pourquoi

    hystérie pure

    Tout ceci est de l'hystérie pure, de la connerie au plus haut degré.

    Dénoncer une époque et un régime que tu n'as pas connus? Quelle blague.

    Tu es une minable et tu n'as rien compris. La violence est au coeur de l'être humain. Accepte-la ou reste dans tes pleurnicheries conceptuelles.

    Posté par Wehrwolfschantre, 19 décembre 2007 à 02:11 | | Répondre
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